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Flash marchés du 5 au 9 juin 2017


 

​le 9 juin 2017

 

Environnement économique

 
Zone euro : la Banque centrale a maintenu le statu quo sur les taux directeurs. Cette décision n’est pas une surprise pour les investisseurs. Elle a, en revanche, abandonné la référence à une nouvelle baisse des taux dans un contexte marqué par une croissance économique plus dynamique, ce qui a permis de réviser à la hausse la croissance, à 1,9 % cette année, contre 1,8 % précédemment. Le prix du pétrole se stabilisant en-dessous des 50 dollars, les prévisions d’inflation ont été revues à la baisse, à 1,5 % cette année et 1,3 % en 2018. Rappelons que la hausse des prix s’est limitée à 1,4 % en mai, chiffre ramené à 0,9 % si on exclut les prix de l’énergie. On peut s’attendre à ce que la Banque centrale réduise progressivement ses achats d’obligations au cours des trimestres à venir.
 
Royaume-Uni : le parti conservateur a perdu la majorité absolue au Parlement, à l’issue des législatives anticipées. Theresa May devra former un nouveau gouvernement avec, probablement, le Parti unioniste démocrate d’Irlande du Nord. En Écosse, les nationalistes sont en perte de vitesse. Les négociations sur le « Brexit », programmées à partir du 19 juin, pourraient être décalées, mais l’échéance prévue à la fin mars 2019 demeure. Pour reporter cette date, il faudrait l’unanimité des 28 pays de l’Union Européenne. La tonalité des négociations, dures ou plus conciliantes, pourraient être revues, mais rien n’est arrêté à ce jour.
 
États-Unis : l’audition de l’ancien patron du FBI devant le Congrès montre que Donald Trump n’a pas formellement ordonné l’arrêt des investigations concernant Michael T. Flynn, ce qui, à ce stade, empêche toute procédure en vue d’une destitution du Président. Mais celui-ci sort fragilisé, ce qui va compliquer la mise en place de sa politique de relance pourtant attendue par les investisseurs.
 

Marchés financiers


Taux et change : l’échec de Theresa May aux législatives anticipées a entraîné une chute de 2 % environ de la livre sterling et un écartement des taux à 10 ans anglais face à l’Allemagne et la France. Sur la semaine, les rendements des emprunts d’État de ces deux pays ont baissé d’environ 6 points de base à 0,64 % et 0,27 % respectivement.

Actions : la hausse de la bourse anglaise s’explique par le profit que comptent tirer les entreprises exportatrices de la baisse de la livre sterling. Les valeurs domestiques, au contraire, se sont moins bien comportées. Au sein de la zone euro, les investisseurs ont été rassurés par l’amélioration de l’activité annoncée par la Banque centrale, ainsi que le rachat d’une banque espagnole, Banco Popular, en quasi faillite à la suite de prêts immobiliers défaillants, par Banco Santander, une consœur de taille beaucoup plus importante. Ce sauvetage est le premier qui s’inscrit dans le cadre du mécanisme de sauvetage bancaire mis en place par la BCE. On attend maintenant des solutions du même type pour les banques italiennes défaillantes.

Rédigé le 9/06/2017

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
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