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Perspectives 2021 – rubrique Actualités

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Le 28/01/2021​

 

2021 : un contexte de reprise économique favorable aux actions


La quête de rendement portera les investisseurs sur la classe d’actifs des actions, qui bénéficie de plusieurs soutiens comme l’arrivée des vaccins anti-Covid, le maintien de politiques budgétaires et monétaires accommodantes ou encore les plans de relance.
 
 
 
Après un cycle de croissance économique quasi ininterrompu, l’année 2020 a marqué un tournant brutal, faisant entrer les principales économies du monde en récession. Ainsi, le FMI et l’OCDE tablent respectivement sur une baisse de la croissance de 4,4 % et 4,2 %. Mais avec l’arrivée des vaccins anti-Covid et les progrès relatifs aux traitements contre le coronavirus, l’espoir d’un avenir plus prometteur et d’un retour à une forme de normalité se fait jour. D’ailleurs, FMI comme OCDE prévoient une progression du PIB mondial de 5,2 % et 4,2 % en 2021.
 

Les banques centrales toujours aux commandes


De nombreux facteurs de soutien, déjà à l’œuvre en 2020, continueront de l’être cette année. « À commencer par les politiques monétaires toujours très accommodantes, indique Nuno Teixeira, directeur de la gestion cross-asset de Natixis Investments Managers International. En effet, les grandes banques centrales des économies avancées prévoient d’injecter 5 000 milliards de dollars en 2021. » Dans le même temps, elles fourniront un filet de sécurité au marché du crédit en maintenant des taux d’intérêt faibles et stables. De son côté, le soutien budgétaire devrait se poursuivre aussi longtemps que les mesures d’endiguement limiteront l’activité. Conséquence : les déficits vont encore filer et les dettes publiques se creuser davantage. « L’ensemble des émissions nettes de dettes souveraines en zone euro vont être plus que couvertes par les achats de la BCE, souligne Nuno Teixeira. Cela donne une idée du nouveau paradigme dans lequel nous nous trouvons. » Par ailleurs, les pouvoirs publics comptent aussi sur l’épargne accumulée par les ménages (de l’ordre de 130 milliards d’euros en France, selon la Banque de France) avec l’espoir d’en voir une partie consommée.

Il ne faut pour autant pas tomber dans un excès d’optimisme. « Lorsque les mesures d’urgence circonscrites dans le temps viendront à expiration, de nombreuses entreprises ne profiteront pas de la reprise et ne seront pas en capacité de financer de nouveaux investissements car elles seront exsangues, estime le spécialiste. Certaines éprouveront des difficultés face à la concurrence avec un risque de faillite. » Difficile, dans ces conditions, de mesurer l’impact de la crise sur les banques en Europe. Si celles-ci sont plus solides qu’en 2008, des effets sur leurs bilans se diffuseront au fil du temps. Enfin, le retour de la reprise et de la confiance dépendra également de l’efficacité à long terme des vaccins anti-Covid.
 
 

Peu d’opportunités sur l’obligataire

 
Paradoxalement, l’année 2020 a enregistré d’importants flux obligataires et a un peu retardé l’inévitable perte d’intérêt de cette classe d’actifs puisque la dette en zone euro affiche au final une performance au-dessus de 5 %. Si les achats d’obligations des banques centrales éviteront une trop grande désaffection pour la dette, « l’obligataire ne joue plus tout à fait le rôle d’amortisseur qu’il pouvait remplir dans des allocations d’actifs », note Nuno Teixeira. Le marché est quasi administré et déformé par l’action des banques centrales. « Nous maintenons cependant des positions obligataires et avons même réduit ces dernières semaines la part du crédit corporate au profit d’obligations souveraines, notamment en zone euro où la dette italienne offre encore un léger rendement », explique Nuno Teixeira qui ajoute que « l’obligataire reste toutefois insuffisante pour apporter de la valeur aux portefeuilles ».
 

 

Privilégier les valeurs de croissance

 
La quête de rendement va donc amener les investisseurs à se porter sur les actions qui profiteront de la reprise et des plans de relance. Et ce, en dépit de certains marchés qui ont atteint des records en 2020 et affichent des multiples de valorisation élevés. Mais la déformation du marché obligataire et les compressions des rendements à la baisse font tout de même ressortir « un delta de 2 % à 2,5 % entre le rendement des bénéfices des sociétés et le taux sans risque », constate Nuno Teixeira. Progressivement, la croissance durable des résultats des sociétés va prendre le relais et deviendra primordiale dans la génération de performance financière. D’ailleurs, hormis les secteurs pénalisés par la crise comme l’énergie, l’aérien ou le tourisme, les résultats des sociétés n’ont pas été si mauvais que cela. À l'instar des technologies aux États-Unis, il y a de la croissance bénéficiaire, ce qui constitue un soutien pour les actions ; notamment dans des valeurs de croissance américaines ou asiatiques, ou des value (valeurs décotées) qui pourraient rattraper leur retard dans les zones les plus malmenées comme les émergents hors Asie ou l’Europe qui regorge d’opportunités. Tout en étant sélective, la probable reprise économique début 2021 est plutôt favorable à ce segment de la cote. Mais à mesure que la normalisation se matérialisera, les investisseurs reviendront sur les valeurs de croissance de long terme.

« Nous avons une position constructive sur les actions, précise Nuno Teixeira. Nous privilégions la zone euro et le Japon qui a plutôt fait une bonne année et montré une certaine résilience dans un contexte où l’Asie a mieux géré cette pandémie. Le retour des investissements des entreprises dans cette région profitera à l’appareil industriel japonais. » De même, les pays émergents d’Asie présentent aussi un intérêt renforcé par la baisse du dollar dans la mesure où les dettes privées et d’État sont souvent libellées en billets verts.

Enfin, la crise sanitaire a été un accélérateur de la thématique ESG (environnement, social et gouvernance). Les entreprises les mieux notées et les plus en pointe sur les défis de demain ont fait preuve d’une meilleure résilience. Certains secteurs, comme les services aux collectivités, profiteront du « verdissement » des plans de relance et de l’essor de nouveaux marchés. Les investisseurs, incités par des contraintes réglementaires ou souhaitant donner plus de sens à leur épargne, leur accorderont une prime en bourse.
 

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